Je l'ai vu hier... mais n'en ai pas encore parlé because mon poignet me fait trop mal.
Pour résumer mon sentiment... j'ai un peu oscillé entre tristesse et fascination. Je pense que les bandes annonces font trop choc pour un propos, au final, absent voire balancé. Y'a juste quand ça commence à déborder sur Bush, qu'en effet on se met à sourciller voire grimacer.
Bref, vrai avis argumenté plus tard.
Posted on: Thursday 19 April, 14:24:58
Tiens, j'avais oublié de topic...

Donc je vais étayer un peu :
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fascinant :
Comme la foi des enfants et l'effet sur leur vie.... je veux dire, si il est vrai que la mine peut flirter du perplexe au choqué dans les scènes dites "de transe" (beaucoup plus choc dans les bandes annonces que dans le film lui même, d'ailleurs), au final l'image qui marque le plus (à mon avis) de ces momes est leur sourire radieux. Un espèce d'épanouissement irradiant qui se mêle parfaitement avec leur coeur d'enfant et l'innocence qui va avec. Il y'a vraiment une sincérité criante dans leurs sentiments.
Et finalement ce sont ces enfants qui vont, de leur plein gré ou sur demande, à la rencontre d'autres pour leur parler de leur foi et, je dirais même pas "convaincre", mais inciter à pousser la porte.
Une sorte d'opération séduction qui joue beaucoup sur l'image "rigide" et "morne" de l'Eglise traditionnelle comme l'explique plutôt bien l'une des fillette héroïne du documentaire à un moment où Benoit XVI cède du terrain aux conservateurs du Vatican avec ces histoires de latin dans les messes (bon, ça fait du travail pour Urumi d'enseigner à des gens comment comprendre le latin dans les messes).
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"Triste" :
J'arrive assez mal à mettre un mot clair sur le second sentiment qui m'a habité parceque cela concerne le cloisonnement de la pensée de ces enfants à qui l'on prive presque d'une fenêtre sur le monde. Certains parents n'hésitant pas à refuser la scolarité de leurs enfants préférant s'assurer eux même de l'instruction de ces derniers. Instruction biaisée par leurs convictions, bien entendu. Et parmi ces "exemples" d'enseignement on y trouve, par exemple, le sacro saint créationnisme, l'avortement et le réchauffement climatique.
Et dans le second cas, j'avoue que le pasteur Becky truc livre à ces enfants un argumentaire "simple" basé sur le respect de la vie qui ne peut que faire mouche dans le coeur d'un enfant. Ce qui m'amène d'ailleurs à parler de cette "bonne femme", très bonne pédagogue* mais, à son échelle pleinement impliquée et sans pensées "néfastes" (je précise bien "à son échelle") parcequ'elle est sincèrement émue de voir les "valeurs" qu'elle a réussie à passer à ces mômes (au point qu'on la montre, devant un écran de tv, vider ses boites de kleenex... et ce n'est pas le Tenkai qu'elle regarde).
Ce qu'il manque à ce documentaire, je trouve, c'est une vision des adolescents ou des jeunes qui eux sont "plongés" dans la vie au contact des autres. On ne montre qu'un pan de vie de cette communauté avec comme acteurs les seuls parents et enfants. Un cercle clos, quoi.
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Ouaich :
Et donc arrive Mr Bush.
Plus que les toiles du courrant qui sont montrées tissées jusqu'à la Maison Blanche, et donc de voir cette vision cloisonnée au sommet de l'Etat, ce que j'ai trouvé choquant, voire glauque c'est qu'on cultive chez ces enfants le mythe de la personnalité du bonhomme qui devient donc le porte étendard et le sauveur de leurs valeurs.
Les passages où les voit se prosterner voire s'agiter autour d'un carton à l'effigie du Président est vraiment, vraiment flippante.
Voila donc. Documentaire "choc", je dirais qu'il n'y a de choc que le montage utilisé pour les bandes annonces. Les réalisatrices l'ont voulu le plus impartial possible afin de renvoyer le spectateur à lui même, ses propres opinions, ses propres convictions.
Bref, voila, quoi.
