Nuon Chea, plus haut responsable encore en vie de l'ancien régime des Khmers rouges, écroué et inculpé mercredi au Cambodge de crimes de guerre et crimes contre l'humanité, a contesté les accusations, dans des documents du tribunal spécial publiés vendredi.
"Nuon Chea a contesté les crimes dont il est accusé, indiquant qu'il aurait honte d'avoir commis de tels crimes", selon un document du tribunal spécial parrainé par l'ONU et chargé de juger les crimes commis sous le régime khmer entre 1975 et 1979.
Principal lieutenant du chef des Khmers rouges Pol Pot, Nuon Chea, 82 ans, a été interpellé mercredi à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande puis inculpé et écroué par le tribunal spécial.
Quelque deux millions de personnes ont trouvé la mort sous ce régime ultra-maoïste, qui a fait régner la terreur au Cambodge entre 1975 et 1979.
Nuon Chea a également assuré qu'il n'avait jamais été en position d'ordonner des exécutions. "Nous n'avions pas de contact direct avec la base et nous ne savions pas ce qui se passait. Tout le pouvoir était entre les mains du comité militaire auquel lui-même n'appartenait pas", a-t-il indiqué aux juges peu après son arrestation.
L'ancien lieutenant de Pol Pot a également indiqué avoir été "membre du pouvoir législatif et à ce titre n'a jamais pris une loi ordonnant d'exécuter des citoyens".
Il a par ailleurs choisi d'être défendu par un avocat cambodgien alors qu'il avait annoncé dans un premier temps vouloir assurer lui-même sa propre défense.
Nuon Chea, 82 ans, numéro deux et idéologue en chef de l'ancien pouvoir ultra-maoïste des Khmers rouges est accusé d'avoir ordonné des exécutions entre 1975 et 1979, période pendant laquelle quelque deux millions de Cambodgiens ont trouvé la mort.
Nuon Chea a par ailleurs contesté devoir être placé en détention, affirmant qu'il vivait depuis 1998 près de la frontière thaïlandaise et n'avait jamais cherché à fuir.
Les deux juges en charge de l'instruction, Marcel Lemonde et You Bunleng, ont estimé pour leur part que Nuon Chea devait être détenu pour assurer l'ordre public, ainsi que pour sa propre sécurité.
"A la lumière des documents et des témoignages impliquant Nuon Chea, il y des raisons fondées de croire qu'il a commis les crimes qui lui sont reprochés", ont estimé les deux juges.
"Ces crimes sont d'une telle gravité que 30 ans après, ils troublent encore profondément l'ordre public", ont ajouté les juges.
Avec l'arrestation de Nuon Chea, au total cinq ex-responsables du régime khmer rouge (1975-79) sont susceptibles d'être jugés par le tribunal du génocide cambodgien à partir de 2008.
2008 j'espere que la date sera tenu car ca reste quand meme un des plus gros génocide au niveau ratio que la terre ait connus. Sur 8 millions de personne plus de 2 millions ont été tué par le régime de pol pot.
Posted on: Monday 24 September 2007, 09:38:22
La junte militaire en Birmanie avait annoncé jeudi qu'elle organiserait en novembre une nouvelle vente aux enchères de gemmes et de jade en dépit des appels internationaux au boycottage des pierres précieuses en provenance de ce pays. Le quotidien officiel birman New Light of Myanmar a précisé que la vente se déroulerait du 7 au 19 novembre.
D'abord le joaillier Cartier, filiale du groupe suisse Richemont, puis Bulgari, le plus célèbre bijoutier italien, ont demandé après cette annonce à leurs fournisseurs de certifier l'origine de leurs pierres afin d'écarter un achat en provenance de Birmanie.
«Bien que l'entreprise n'ait jamais acquis de pierres directement au Myanmar (ex- Birmanie) mais seulement sur les marchés internationaux, elle a expressément demandé à ses fournisseurs des garanties sur la provenance géographique de leurs pierres précieuses», indique un communiqué de Bulgari.
La «vallée des rubis», c'est-à-dire la région de Mogok (interdite aux touristes), extrait de ses mines depuis 700 ans saphirs et autres gemmes de prix, en particulier les plus beaux rubis du monde. Selon des témoignages de mineurs birmans, l'extraction se fait dans des conditions de travail effroyables.
La décision de Bulgari, troisième joaillier mondial, intervient bien après celle de l'américain Tiffany qui a cessé de s'approvisionner en Birmanie en 2003. Par ailleurs, l'association professionnelle des joailliers d'Amérique a demandé en fin de semaine dernière, dans une lettre au Congrès, d'interdire spécifiquement la vente aux Etats-Unis de gemmes extraites dans ce pays.
Contrebande
L'annonce a été faite deux semaines après la répression brutale par le régime des généraux d'un mouvement de protestation populaire emmené par des bonzes et des opposants, qui a suscité de nombreuses condamnations sur tous les continents. Des nombreuses rumeurs accusent déjà les militaires birmans d'organiser la contrebande d'opium du fameux Triangle d'or (une région à cheval sur la Thaïlande, le Laos et la Birmanie) où la drogue est cultivée. Des observateurs estiment ainsi que Rangoon a déjà l'«expertise» nécessaire pour exporter ces gemmes de la même manière.
Sanctions
Les sanctions américaines destinées à punir le régime birman interdisent en effet les importations provenant directement de Birmanie mais, d'après l'Association des joailliers d'Amérique, les douanes américaines avaient créé en 2004 une échappatoire juridique en statuant que les pierres extraites en Birmanie mais taillées ou polies dans un autre pays pouvaient entrer aux Etats-Unis. Rappelons que le commerce des diamants de «sang», qui provenaient des régions en guerre d'Afrique, avait aussi été boycotté avec plus ou moins de succès. Les enchères en Birmanie attirent en général des centaines d'acheteurs, principalement de Chine, d'Inde et de Thaïlande.
Un pactole annuel de 600 millions
Les ventes aux enchères de pierres précieuses sont devenues pour la dictature birmane l'une des principales sources officielles de devises étrangères, attirant des acheteurs du monde entier qui dépensent ainsi jusqu'à 600 millions de francs par an. La Birmanie, où un foyer sur quatre vit sous le seuil de pauvreté, recèle dans ses entrailles de trésors de pierres précieuses, fournissant près de 90% des rubis du monde et disposant d'importants dépôts de jade, très convoités par la Chine voisine. En dépit de sanctions contre le régime, de nombreuses pierres de Birmanie parviennent sur les marchés occidentaux par l'intermédiaire de la Thaïlande voisine, où elles sont taillées et polies avant d'être vendues aux Etats-Unis ou en Europe. La Thaïlande est ainsi devenue le premier exportateur mondial de rubis en 2006. Lors d'une vente aux enchères de Christie's, un rubis birman de 8,62 carats a atteint un prix record de 3,7 millions de dollars.
Quoi qu'on dise on sait ou vont finir ces pierres ><.
Posted on: 15 October 2007, 15:13:27
De Bangkok à Vientiane en train
Le Ministère thaïlandais des transports a annoncé samedi dernier que la liaison par voie ferrée entre les capitales de Thaïlande et du Laos entrerait en service à la fin du mois d'avril. Le projet, lancé il y a 18 mois, consistait à prolonger des lignes existantes des deux côtés de la frontière pour les faire se rejoindre au milieu du pont de l'amitié Lao-Thaïlandaise. La plus grande partie du chantier se trouve côté laotien avec une extension de 3,5 kilomètres de voie ferrée depuis la gare Tha Na Laeng située dans les faubourgs de Vientiane, la capitale. Les autorités des deux pays se sont félicitées de l'aboutissement de ce projet qui devrait dynamiser le tourisme et les échanges commerciaux dans la région.
Voilà une good news pour ceux qui veulent se taper un trip dans le pays au 1000 éléphants. Traverser le Mekong en train quelque chose d'irréalisable il y a quelques années, mais aujourd'hui enfin on peut le faire.
Donc pour rejoindre Vientiane à Bangkok ou l'inverse il faut compter bien douze heures de trains avec halte à Nong khai. Mais je sais que ce trajet doit être agréable sur la partie Lao. La traversé de la Thailande est déjà bien trippante alors là c'est le bal des calecons.